Qu’est-ce qu’un objet BIM de qualité ?

Le terme BIM a commencé à envahir le monde de la construction il y a quelques années.

À ses débuts, le BIM était synonyme d’une bibliothèque de symboles 3D, et un objet BIM la modélisation numérique d’une climatisation, une fenêtre ou un bloc béton. Très vite, la data est entrée dans le jeu en faisant du BIM un catalyseur d’informations et de propriétés qui transforme en profondeur la façon dont s’envisage la construction aujourd’hui. 



L’objet BIM fait le lien entre tous les acteurs 

 

La promesse du BIM est de faire collaborer l’ensemble des acteurs autour d’un projet de construction de façon centralisée. La première qualité d’un objet BIM est donc d’utiliser un langage commun pour l’architecte, l’électricien, le cabinet d’études thermique, etc. Il comporte l’ensemble des informations relatives à un produit de la construction, qui sont ensuite distribuées à toute la chaîne de valeur intervenant sur la maquette numérique (le modèle 3D pour architecte, les informations thermiques pour le thermicien ou électrique pour l’électricien).


Pour être lisibles par tout cet ensemble hétéroclite d’acteurs, les propriétés de l’objet BIM doivent être structurées de façon standardisée selon des formats compatibles avec les logiciels de chaque intervenant. C’est le principal défi des fabricants et la condition pour que leurs objets soient qualitatifs.



Interopérabilité et adaptabilité 


De la conception à l’exploitation, le comportement de l’objet BIM doit être adapté au niveau de développement de la maquette numérique. Par exemple, une unité de climatisation sera représentée par un simple cube géométrique avec un niveau d’informations basique en début de projet, puis progressivement avec un niveau d’information plus élevé, avec notamment des propriétés complexes à mesure que le temps passe.


Exemple : Groupe extérieur Hitachi représenté en LOD 200 & en LOD 400 




De la même façon, l’objet BIM doit pouvoir répondre aux spécificités de chaque logiciel, comme par exemple à la possibilité de gérer des couches multiples dans le software REVIT.


Comment évaluer le succès de votre objet BIM ? Faites l’export IFC pour générer la maquette numérique : si les données restent structurées et ne subissent pas de perte, c’est gagné.



Comprendre le BIM pour réussir


Pour les fabricants, le défi est de créer des objets BIM en anticipant le fait qu’une multitude de partenaires potentiels seront amenés à intervenir dessus. Pour y parvenir, les fabricants doivent commencer par comprendre ce qu’est un objet BIM. Cela afin d’être en mesure de challenger leurs partenaires, interroger leurs clients sur les logiciels qu’ils utilisent pour adopter les standards et formats adéquats.


Vous l’aurez compris, la compréhension des formats et logiciels n’est pas une option pour que vos objets BIM connaissent le succès. C’est une condition indispensable pour être reconnu comme un fabricant fiable par tous les acteurs de la chaîne de valeur de la construction.


L’une des spécificités de BIM&CO est d’avoir identifié les typologies d’objets existantes, les logiciels et propriétés demandées par ces logiciels. Une fois référencés, cette base de connaissance est regroupée au sein d’un dictionnaire unifié grâce auquel chaque propriété peut être nommée de façon standardisée et donc exploitable par n’importe quel logiciel, quel que soit le pays concerné. Une façon de désamorcer l’effet « Tour de Babel » !

face Raphaëlle Jerez-Grisel